mardi 5 janvier 2010

Poésie tibétaine

L'esprit rendu à lui même,
Ample comme l'espace, transparent et serein,
Les attaches douloureuses du labeur mental
Se dénouent d'elles-mêmes.

Lorsque je demeure en cet état,
Ciel livide, limpide,
Je connais une joie au-delà des mots,
De la pensée ou de l'expression.

La compassion envers les êtres,
Mes mères d'antan, fusa du tréfonds de moi;
Ce ne sont pas vains mots :
Désormais je me consacrerai au bien d'autrui !

Chant du grand Yogi tibétain Shabkar.

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