Le flot
L'écume
Et le tendre souvenir de ces jours insouciants
Choisir d'amarrer
Sans rancune
Ni même y songer
Loin de l'âtre
Un possible avenir
A la chute indomptable
Ce mât qui ne cède
Aucun degré
Ne put choir en ces lieux
Le vide
Envahi
Et brutal
Est-il advenu ?
La raison ne peut rivaliser
De cet incessant ressac qui relie
L'infiniment petit
A l'ultime grandeur
Celle que partout l'on peut voir
Celle qui se tient au creux de ma main
Celle qui un jour pourtant
Fit d'une reine
La servante Existence
Montre-moi le chemin
Si ce n'est un détour
Ce sera la Voie
Puissante
Subtile
Nécessaire et convoitée
Mon être ne veux
Se laisser distraire
Contre-loi de Coriolis
Ni même un vent rabattant
Et chaud
Ne peut dévier la jonque
d'un destin de poussière
Désert
Immenses et volontaires nuées
Porte-moi vers ces cieux
Dont l'âme vagabonde
Ne peut
Ni ne doit
L'oubli
Marcher
Marcher encore
Puis
Au-delà de l'aube
Etancher la soif.
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