dimanche 11 juillet 2010

Rose

A l'extrémité de la tige encore tendre
Bouton d'or et rouge carmin
La rose à peine éclose
Portait fièrement la rosée

Sur son gracieux pétale
On pouvait y lire patiemment
La courbe éphémère et joyeuse
D'une nouvelle saison de beauté

L'entrelacs sinueux des épines acérées
Tenait en respect le cueilleur avisé
Unissant au fond du jardin
Le parfum de la vie à son intime reflet

Ce soir la rose a fané
Laissant au feuillage esseulé
Le soin de porter le deuil immuable
La promesse silencieuse d'un prochain été

2 commentaires:

Visiteuse du soir a dit…

en voilà des sensations...

Celle qui se pique de plaisir a dit…

Comme quoi, il suffit de se lever aux aurores...
Et puis, tu connais désormais mon refus des conventions et des carcans en tout genre. Il ne faut pas trop me chercher de ce côté-là.
Métaphysique oui ! Point trop n'en faut tout de même à qui veut ménager sa monture.
Ce n'est pas une grande et belle cavalière devant l'éternel qui me contredira, isn't it ???