lundi 31 mai 2010

Petite pensée métaphysique d'un soir

La pensée qui me hante, celle qui me fait avancer autant qu’elle me paralyse parfois, celle que mon esprit infatigable de cesse de se poser, nuit et jour, été comme hiver, au premier jour du printemps qui s’active à faire de ce monde une ode à la Joie, un clin d’œil émerveillé à la vie dans son sens le plus plein, comme au dernier jour de l’automne où la dernière feuille rend son âme à la Terre ; cette pensée qui taraude ma frêle existence n’est finalement qu’un vaste et éternel POURQUOI. Ce Pourquoi qui induit un début et une fin, un avant et un après, une cause et une conséquence, un postulat et une vérité, une intention et une fatalité. Ce Pourquoi qui ne peut se réduire à l’existence même de ma pensée, à la nécessaire impression de ressentir l’extériorité, à l’impérieux désir de continuer à avancer. Ce Pourquoi qui fait du monde le possible et l’insondable. Voilà peut-être pourquoi son sens reste pour moi un mystère : pour ne jamais devenir un probable "parce que".

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