vendredi 25 juin 2010

Marcher

Pâles lumières des reflets solitaires.

Humanité

Se perdant à trop vouloir paraître

Celle qui pourtant, sera le berceau et la tombe

De nos luttes implacables

Contre un fléau bien plus grand

Que le manque et l’ennui.

Chaque instant qui m’est donné est une raison de plus.

Un imperceptible destin

Qui n’envie rien au réel,

A ses purulentes intentions.

La cause suivra l’effet amer

D’un départ déchirant en son sein

Des promesses d’éternité

Celles que jamais plus

Je ne voudrais prononcer.

La route est encore longue pour celui

Qui jamais ne regarde en arrière

Celui qui demeure immuable

Et insensible à la nuit.

Songer enfin pour survivre

A déposer près de l’arbre aux cent vies

La haine et la tristesse

Refuser les regrets

Ceux par lesquels il est impossible d’échapper

Ceux qui font de nous des esclaves aveuglés.

Trouver le repos est la seule voie

Que j’aime à chercher encore

Passant ce sommeil à détrôner les plaies

Usant de ma force à chaque pas

Gravissant les sommets

Un à un

Porter cette douce mélancolie

Dans l’attente irréversible

D’une nuit sans lune.

Aucun commentaire: