Pâles lumières des reflets solitaires.
Humanité
Se perdant à trop vouloir paraître
Celle qui pourtant, sera le berceau et la tombe
De nos luttes implacables
Contre un fléau bien plus grand
Que le manque et l’ennui.
Chaque instant qui m’est donné est une raison de plus.
Un imperceptible destin
Qui n’envie rien au réel,
A ses purulentes intentions.
La cause suivra l’effet amer
D’un départ déchirant en son sein
Des promesses d’éternité
Celles que jamais plus
Je ne voudrais prononcer.
La route est encore longue pour celui
Qui jamais ne regarde en arrière
Celui qui demeure immuable
Et insensible à la nuit.
Songer enfin pour survivre
A déposer près de l’arbre aux cent vies
La haine et la tristesse
Refuser les regrets
Ceux par lesquels il est impossible d’échapper
Ceux qui font de nous des esclaves aveuglés.
Trouver le repos est la seule voie
Que j’aime à chercher encore
Passant ce sommeil à détrôner les plaies
Usant de ma force à chaque pas
Gravissant les sommets
Un à un
Porter cette douce mélancolie
Dans l’attente irréversible
D’une nuit sans lune.
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