La campagne sarthoise fut des plus reposantes et son paysage un pur plaisir pour les yeux (et les oreilles) du citadin qui, croyant se perdre dans une solitude à première vue assez bouseuse, trouve au détour de chaque chemin, de chaque herbe folle, de chaque grésillement de bourdon, de quoi contenter son esprit survolté. Le chant des oiseaux fait écho à cette odeur, douce et entêtante, de l’herbe fraîchement coupée. Le soleil, transperçant la clairière de ses rais chaleureux, tapisse le sol de caressantes et mouvantes zébrures. Me voilà donc, laissant divaguer mon esprit à toutes sortes de méditations. L’envie irrépressible de revenir « aux sources », l’admiration inextinguible que j’ai de ce dont la Nature est capable d’engendrer, le bonheur de respirer, de voir, de toucher, de sentir tout ce qui fait de ma personne un être vivant, heureux et fier d’exister, en soi et pour soi.
Nature, chaque minute passée en ton sein est pour moi une source inaltérable de joie et de beauté. Chaque parcelle de toi est un hymne à la vie. Te laisser emporter mon âme, voilà ce qui dorénavant, me semble une nécessité.
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