Ils le chérissaient plus que leur propre existence
Mesuraient à quel point son esprit supérieur
Faisaient d'eux des êtres en attente
Ne pouvant se résoudre à le laisser partir
A accepter de n'y voir
Que le prolongement de lui-même.
La fierté se lisait en chacun des regards
Mêlant la souffrance d'une terrible impuissance
A l'amour infini de celui
Qui a donné la vie.
A ces humbles
A ces âmes perdues
A ceux qui s'excusent de n'être qu'eux-même
Je voudrais dire enfin
Mon admiration et ma joie
D'avoir pu un jour
Croiser leur chemin
A tous ceux qui font de mes jours une lutte
Pour cette modeste humanité.
4 commentaires:
Pareil...il y a des gens comme ça qui marquent, et qui restent, parfois malgré l'absence.
L'existence précède l'essence, mais ne lui survit pas. Sa substance nous colle à la peau et réveille parfois, au beau milieu de la nuit, cette douleur d'être encore là, seul, au milieu des décombres.
Pourquoi forcément des décombres? Pourquoi pas des fondations inachevées?
Les décombres sont la fin et les fondations la matrice. La différence est de taille, surtout lorsque l'on n'est pas bricoleur !
Ôter les gravats, résister aux remugles nauséeux du passé, admirer ce que le temps a détruit pour nous, est parfois plus aisé que de se laisser porter vers le rêve d'un inachèvement volontaire et éternellement créatif.
Mais je te rejoins, je préfère entreprendre que du néant faire table rase.
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