D'autres ne le liront pas...
Quoiqu'il en soit je trouve ce texte magnifique et même si ces quelques mots ne sont que vaines paroles au milieu du désert, de vivre encore, de lire et de relire ce chant inconnu et pourtant si proche, voilà une seule raison, suffisante, pour en faire mon Credo.
Comme si la mort éprouvait de la compassion pour le noyé,
Elle adoucit la surface de l'eau.
Mon coeur ne se résout pas à oublier,
C'est dans l'eau bue que sa mort fut décidée.
Cessez de blâmer mon indigence !
A celui qui la regarde la lune n'offre-t-elle pas sa nudité ?
Je n'ai point de défaut excepté
D'être insensible bien que je saigne davantage que ma poésie.
Jouis même du désespoir. Il est ce pavillon
Planté sur l'âme où qu'elle soit.
Ibn Bâtik
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