samedi 7 août 2010

L'unique présent

Pour une mise régulière il faudrait trois automnes pluvieux.

L'assassin trahira le premier, laissant à la terre le soin d'y répandre son sang
Vert
Et misérable
Les deux suivants y noieront l'oubli et l'envie.
Et lorsque l'hiver enfin sacrifié livrera son secret, le chant facétieux d'une nouvelle saison vaincra en silence l'unique et son contraire.

Et ainsi ira la vie, commencement interminable où naquit la part indicible du présent, menant sur son dos une année épuisée de jonquilles.

Quand bien même elle parviendrait à gravir cette joie dans le pâle reflet d'une nuit éternelle, de l'ombre accablante et plus légère de son âme, jaillira de nouveau le plaisir de s'y perdre.

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