jeudi 18 novembre 2010

Chroniques de la connerie ordinaire



Parole dionysiaque

On me souffle ce matin dans ma boîte mail - merci encore à la source dont je ne dévoilerai pas l'identité, pas de panique, je ne crois pas être sur écoute -, qu'aujourd'hui, jeudi 18 novembre, nous célébrons la Journée de la Philosophie. Rappel étymologique : de philo, amour, aimer et de sophie, sagesse. Vous aurez bien sûr noté l'homonymie avec la deuxième partie de mon prénom. A vrai dire, j'en suis très fière, d'où le rappel Robertien. Je reconnais que je perds un peu de ma légendaire modestie ces temps-ci.
Bref, puisqu'il est question aussi de "brèves" : ma source, décidément bien informée des choses importantes, que dis-je, essentielles, de la vie, me rappelle également qu'en ce troisième jeudi de novembre, nous attendons tous et toutes, avec une impatience non déguisée, l'arrivée du beaujolais nouveau, que, pour ma part, et vous ne m'en voudrez pas, vignerons qui me lisez (je ne suis pas certaine qu'il y en ait, mais on n'est jamais trop prudent), je n'apprécie que moyennement. Pardon. J'en achète néanmoins au moins une bouteille par an, ne serait-ce que pour respecter les traditions, aussi tartes soient-elles. On ne se refait pas. L'atavisme familial sans doute. Le fameux et invariable goût de banane et/ou de fruits rouges m'émeut beaucoup moins qu'un bon vin de Bourgogne. On ne joue pas dans la même cour, certes. Soit, apprécions ce vin pour ce qu'il est, une piquette, produite essentiellement à destination de dégustateurs japonais et américains, dont le palais est habitué à d'autres saveurs que je ne me permettrais pas de juger ici. Mais quand-même.
Re-bref. Lecteurs sagaces, producteurs de vin ou non, la concomitance de ces deux événements majeurs ne vous aura pas échappé. Ce nectar, qui coulera à flots dès ce soir, ne manquera sans doute pas d'élever le niveau des débats philosophiques de tous les bars de France et de Navarre, de Tokyo aussi certainement. En avant-goût, pour vous mettre en bouche, je vous livre ci-dessous quelques brèves glanées ça et là au gré du web.
Bonne dégustation.


"Si la banane avait des petits bras
la peau de banane aurait des manches.

Il a du pleuvoir hier, j'avais
les essuie-glace qui bougeaient.

Ca bouge :
Le Beaujolais nouveau est arrivé.
- Ma femme est partie.

Le Beaujolais nouveau est arrivé en camion.
- Il va repartir à pied.

Le cartable c'est la rentrée des classes,
le tonneau, c'est le beaujolais nouveau.
- Chaque date a son objet fétiche. "


NB : Mais le tonneau, c'est aussi Diogène le Cynique, qui n'a pas vécu, comme la légende le veut, dans un tonneau, mais dans une jarre. Cela dit, la nuance ne me paraît guère importante en ce qui concerne le vin, les Grecs anciens le conservant en jarres de terre cuite et non pas en tonneaux ! Allez, peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse...

La boucle est bouclée.

1 commentaire:

L'amie Stère a dit…

Un mystère plus un mystère... cela fait-il un mystère au carré ou la racine, carrée, de sa soustraction au réel ?
Ce qui est certain c'est qu'il n'y a rien de moins bien gardé que l'origine d'un mystère !